Secteur Sainte-Gertrude

Des trois secteurs fondés après le régime seigneurial, Sainte-Gertrude compte la plus grande population. Le développement de cette localité a commencé timidement en 1807; cependant, l’instauration du Plan Marquis, en 1847, lui a valu son essor véritable. Peu de temps avant l’adoption de cette politique en faveur de la colonisation de terres non défrichées, 1845 voyait l’érection canonique d’une nouvelle paroisse au sud de Bécancour. L’année suivante, la municipalité est érigée civilement. On engage alors les démarches pour bâtir une église et un presbytère. Damase Saint-Arnaud dirige le chantier de construction de l’église, la réalisation du mobilier sacré sera confiée à David Poisson et Alphred Giroux. Les travaux amorcés en 1850 s’achèvent avec la bénédiction du sanctuaire en 1853.

À mesure que l’on s’éloigne du Saint-Laurent, la qualité des terres se prête davantage à l’exploitation forestière qu’à l’agriculture. Aussi l’économie de Sainte-Gertrude privilégie-t-elle le travail du bois à celui de la terre. Quelques fermes laitières ont alimenté la beurrerie et la fromagerie, mais nombre de moulins à scie, de manufactures de portes et fenêtres ou d’ateliers d’ébénisterie illustrent la vocation profonde du secteur.